L’année croisée 2010 France-Russie a finit et nous avons fait une petite enquête pour savoir comment elle a marqué nos amis russes et
français.
Tsirempil Nimaev, étudiant à l'Université d’État de Bouriatie, Oulan-Oudé
Cette année j’ai fait connaissance avec des Français et
leur culture. J’ai visité le festival du cinéma français qui a eu lieu à
Oulan-Oudé. C’était inhabituel de regarder des films récents ou même classique
en français. Encore j'ai été à une soirée organisée par la Bibliothèque
Centrale de la ville, consacrée à la France. Diverses personnes parlaient de ce
pays: Russes, Français, étudiants, professeurs, voyageurs. Cela m’a paru intéressant
et avantageux, ça m’a aussi donné envie de visiter ce pays lointain. Je
crois que le renforcement des relations entre la Russie et la France est un bon
signe pour nous tous.
Innessa Kotlyarevskaya, professeur à Université Linguistique d’Etat de Piatigorsk
L`année croisée pour moi? Ce qui me vient dans la tête,
ce sont des signes de ponctuation. D’abord, c’est « POINT » puisque l’année
finit bientôt.Mais c’est aussi le signe «DEUX-POINTS» (:) qui marque la
liste d’événements et d’actions réalisés, qui reflète ce travail gigantesque,
tout ce qui a été fait pendant cette année aussi bien du côté français que du
côté russe, par des personnes de statut supérieur et par des professeurs de
français ordinaires.C’est aussi «POINT D'EXCLAMATION» parce que c’était
magnifique! intéressant! émouvant! Cela nous a fait «bouger» plus. Et je
voudrais dire «bravo!» à toutes les personnes concernées. Puis, c’est «LE POINT D'INTERROGATION» quand je me pose
la question «On y met le point? c’est tout? c’est fini?» Et j’espère ne pas voir des POINTS DE SUSPENSION (...) en
tant que réponse-hésitation. Je veux croirе que cette année sera un POINT DE DEPART du
développement durable de la coopération franco-russe dans des domaines
différents, du rapprochement de deux grandes civilisations qui ont déjà
beaucoup de points communs.
Jean-Baptiste Lepeu, professeur d’anglais à Pékin
Cette année a été pour moi comme une mini
révolution! Habitant non loin de la Russie, à Pekin, j'ai pu voir quelques
films intéressant sur ce pays. Ca m’a aussi ravivé mes souvenirs du
merveilleux voyage au bord du Transiberien que j'ai effectué en 2006. Ayant
rencontré de nouveaux amis Russes, j'ai décidé de commencer à apprendre la
langue, ma route est encore longue mais je compte bien aller au bout. C’est
décidé, je recherche désormais un job en tant que prof de français ou tout
autre travail qui me permettrait de passer six mois ou plus dans le pays.
Irina Greb 4 année Université d’État d'Extrême-Orient,
Vladivostok
Cette année croisée a été enrichie non seulement par le
cinéma français ainsi que par la visite des écrivains français à Vladivostok.
Mais le plus remarquable c’était la visite des français à Terney, ma ville
natale, nommée par le nom d'un navigateur français. Les habitants de Terney ont
été très heureux d'accueillir des Français.
Jordan Lezla, étudiant école de commerce à
Bordeaux
J'ai su que c'était l'année France-Russie
car je l’ai vu en cours, on a étudié la Russie et ses relations avec la France.
Des ponts et des liens ont été créés entre les deux pays afin de favoriser les
échanges. Certaines barrières douanières et des taxes ont été supprimées pour
favoriser l'implantation d'entreprises françaises en Russie.Le gouvernement russe a signé des accords
avec le gouvernement français concernant les domaines de l'aéronautique et des
technologies de pointes afin de garantir à certains grands groupes français une
exclusivité sur le marché russe. De plus lorsque j'étais à Paris au «salon
du sial» , de nombreuses conférences franco-russe ont eut lieu afin d'informer
les entreprises sur les opportunités de la Russie.
Philippe
Perchok, Doctorant
au Centre des recherches internationales à Sciences Pô, Paris
Je trouve
que l'année France-Russie a eu un impact intéressant sur la connaissance de la
Russie en France. Cette année a donnée aux Français l'occasion de voir de
grandes expositions sur la Russie, notamment au Louvre. J'espère qu'elle aura
donné de nouveaux élans à la coopération entre nos deux pays.
Alexandre Latsa, bloggeur Français, vivant en Russie
Pour moi
l'année croisée était une très bonne idée, mais qui n'a pas abouti à grand
chose au point de vue du rapprochement entre les peuples. D'ailleurs hormis
quelques évènement culturels organisés ci et la, il faudra
m'expliquer en quoi l'année croisée à consisté! A contrario entre États,
de gros contrats ont été signés entre sociétés Françaises et Russes
et des accords poussés de collaboration décidés. On peut espérer que l'année
croisée a eu au moins cet effet bénéfique. Le
rapprochement est un processus long, et l’accommodation d'un peuple à
un autre ne se fait pas du jour au lendemain, comme dans un couple, il faut
apprendre à se connaitre, il faut découvrir l'autre. Tout cela prend du temps
et nécessite de voyager, de se renseigner, or lorsque l'on sait quelles
difficultés les Russes ont pour obtenir des visas vers la France, ou lorsqu'on
lit chaque jour la presse francaise sur la Russie, on peut se demander quel
avenir ce "couple" essentiel pour la construction Européenne
(Paris-Berlin-Moscou) a devant lui.
Ksénia Remneva 4 année Université d’État
d'Extrême-Orient, Vladivostok
La plus
grande surprise pour moi est une exposition russe au petit palais à Paris.
Cette exposition a été ouverte par Vladimir Poutine et elle a été appréciée par
les Français et tous les touristes à Paris. C’était un moment très chaleureux
de voir toutes les acquisitions russes et c’était très agréable de voir ce qui
venait de chez moi au milieu de cet été - mon été parisien.
Véronique Chante, Festival Est-Ouest (Die/Drôme)
J'ai participé à la20e édition du Festival Est-Ouest
consacrée à la Russie dans le cadre de l'année croisée France/Russie. La bulle festivalière se
résorbe et les traces du carnet de voyage en Sibérie se révèlent. A travers la
création artistique passée et contemporaine, nous avons basculé dans la
générosité parfois excessive du peuple russe et dans ses paradoxes. Un
sentiment de fraternité s'est imprimé pour longtemps.
Gladun Tania étudiante à l' Université d’État
d'Extrême-Orient, Vladivostok
J’ai pu
aller à Paris et en Europe en général grâce à ce concours. Je me suis fait des
amis français et maintenant je les attends à Vladivostok. De plus je suis
devenue membre du site Francomania.ru et ça me permettra (j’espère) de refaire
mon voyage en France et d’y poursuivre mes études.
Silvère Milion, étudiant à l'Ecole de Management de
Strasbourg
A mon sentiment, la France et surtout les Français
ont considéré l'année France-Russie comme un événement majeur. Dans l'Est de
la France, les manifestations, concerts, expositions,
dîners gastronomiques, conférences ou encore cérémonies religieuses
entrant dans son cadre ont été incroyablement innombrables et ce jusque
dans les plus petites villes! Le site officiel de l'année croisée n'en a
recensé qu'une petite partie! J'ai été surpris par la curiosité de
mes compatriotes pour la Russie. Le consulat de Russie à Strasbourg, les
autorités françaises, les quotidiens de la presse régionale et les nombreuses
associations locales d'amitié franco-russe ont vraiment manifesté la
meilleure volonté, on peut les féliciter pour cette franche réussite. La
Russie a été l'invitée d'honneur du Marché de Noël 2009 à Strasbourg, à
l'occasion duquel les petits Alsaciens ont pu découvrir Died Moroz. Dans les
Vosges ont eu lieu des manifestations évoquant des anecdotes insoupconnées de l'histoire
locale, telle l'origine du nom du hameau de Moscou, les séjours de la
grande duchesse Vladimir qui repose dans une petite chapelle orthodoxe qu'elle
a faite construire à Vittel, ou encore le passage des troupes russes en
1814. En Russie, où j'étais en juin, j'ai pu voir au Musée des Armes de
Toula une exposition montée pour l'occasion et dédiée au mythique régiment
Normandie-Niémen. A Saint-Pétersbourg, j'ai pu visiter dans la cathédrale
Saint-Isaac une exposition offerte par la ville de Clermont-Ferrand retraçant
la vie de l'architecte de ce majesteux édifice, qui n'est autre que le Français
Auguste Ricard de Montferrand. En octobre, la Russie a été
l'invitée d'honneur du Festival International de Géographie de
Saint-Dié-des-Vosges portant sur les enjeux liés aux forêts,
et auquel j'ai assisté avec des amies russes étudiantes en échange dans
mon école. Toute la ville était pavoisée aux couleurs de la Russie! Pour
conclure, je crois que cette année croisée France-Russie aura démontré avec
éclat combien nos deux peuples sont curieux l'un de l'autre et s'apprécient
mutuellement.
Ilya
Dementiev, professeur
à l'Université des sciences humaines de Russie à Kaliningrad
L'année
croisée France-Russie 2010 a été un réel développement des relations d'amitiés
entre nos deux peuples. La terre de Kaliningrad n'avait pas connu de visites
des délégations françaises depuis à peu près l'époque des guerres
napoléoniennes. Il me semble que pendant cette année 2010 nous sommes devenus
plus proches. Kaliningrad s'est sentie plus européenne dans le meilleur sens de
ce mot. Même si c'est pas pour longtemps.
Liana Bagdassarian, étudiante à l'Université d’État de Bouriatie à Oulan-Oudé
Je pense que l’année croisée France-Russie a donné une
possibilité unique pour les Français et pour les Russes de se connaître mieux,
de se comprendre. Cette année a eu une grande importance pour moi
personnellement parce que j’ai pu assister à plusieurs manifestations
culturelles. Surtout je me souviens d’une soirée francophone organisée par
notre département de français. Pendant cette soirée les étudiants ont chanté et
récité des vers en français, communiqué avec des francophones. La fin de la
soirée s’est marquée par la dégustation d’un gâteau énorme préparé spécialement
pour cet événement. Maintenant je suis très heureuse d’avoir choisi le
français. J’espère qu’un jour je pourrais aller en France pour tout voir de mes
propres yeux.
Ljubisa Danilovic , photographe à Paris
Pour moi l'année franco-russe a surtout été
marquée par une nouvelle traversée de la Russie en transsibérien (la première
en 2006). Une exposition de ce travail photographique au festival de
littérature "est-ouest" (Drôme) où j'ai fait de belles rencontres
avec des auteurs russes contemporains. Une expo aussi dans ma ville, Boulogne
Billancourt, sur la diaspora russe à Paris où j'ai découvert entre autre que
Berberova avait vécu a Meudon. Etc. Bref une année très enrichissante.